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Entre Owensaissa et moi, c’est une longue histoire d’amour.

Je suis née à Diourbel un 27 Avril, au quartier Cheikh Ibrahima Fall. Et comme vous le savez sans doute déjà, je porte le prénom de ma grand-mère maternelle. Malgrè mon jeune âge de l’époque, je me rappelle encore de cette belle et brave dame diola qui avait de la prestance et du caractére. Je me rappelle aussi de cette dame vendeuse de « Mbouraker »( un collation faite à base de pain sec, de pâte d’arachide et de sucre, le tout mixé). Elle était aussi une femme au grand coeur, aimée et chérie par tous les habitants des parcelles assainies parce qu’elle oeuvrait beaucoup dans le social, malgré ses maigres moyens. D’ailleurs, elle est décédée le jour de mon anniversaire en 1993. Je l’ai su, quelques années plutard, un jour que ma mére mettait de l’ordre dans ses papiers et a sorti son certificat de décès.

Ma mére, quant à elle, vouait un amour intense et un grand respect à sa mère; raison pour laquelle elle ne prononce jamais mon prénom. Pour elle, je suis YAYE (maman) parce qu’elle voit en moi ma grand-mère. Aujourd’hui, en regardant la série Viriginie, j’ai vu dans un des épisodes la scéne entre Momo et sa mère. Cela a fait ressurgir beaucoup de souvenirs et j’ai eu les larmes aux yeux. Alhamdouliah (Je rends grâce à Dieu), j’ai eu la chance d’avoir une mère qui malgré le fait qu’elle n’ait pas fait des études poussées, tenait coûte que coûte à ce que ses enfants réussissent. Et comme j’avais été sélectionnée parmi les 26 meilleurs filles du Sénégal en 1997, pour intégrer le prestigieux lycée d’excellence, Mariama Ba, la barre était très haute parce qu’au sein même des meilleures, je me devais d’être parmi les meilleures pour ne pas décevoir mes parents. Et ma mère y a grandement contribué en me pousssant de toutes ses forces à aller au delà même des limites.

Je me rappelle encore quand je faisais le baccalauréat, je révisais dans le salon et elle s’asseyait sur le canapé en tenant mon cahier afin que je puisse réciter les leçons et quand je balbutiais, sous le coup de la fatigue, elle me disait:  »Mokoul de Yaye, liratko.. » (retourne Yaye, la lecon n’est pas sue). Riress….Ah quelle perfectionniste, ma Owensaissa! Elle refusait même d’allait se coucher tant que je n’avais pas fini. Un soir en la regardant dormir, je me suis jurée que je lui rendrai hommage de son vivant pour tous les efforts consentis, d’où la naissance de ce blog dont je suis tellement fière Manchalah. A travers ce blog, je rends non seulement hommage à mère mais à toutes les mamans du monde.

Vous savez, parfois, je suis un peu découragée parce que c’est très difficile de percer dans le milieu du blogging surtout quand on vient de démarrer. Mais à chaque fois que je pense à ELLE, le courage me revient et tel un phoenix , je renais de mes cendres. (cela me rappelle Harry Potter avec Dumbledor et son phoenix. Riresss).
D’ailleurs, comme j’aime bien le dire, mon père est ma source d’INSPIRATION parce que lui aussi était un brillant éléve qui pronait l’EXCELLENCE et il a mobilisé toutes les ressources financières pour nous mettre dans de bonnes conditions; mais ma mère est ma source de MOTIVATION, ma source d’énergie, ma fille et surtout mon amie. Owensaissa c’est cette magnifique et brave femme à la noirceur d’ébene et au grand coeur. C’est cette adorable maman, qui n’a jamais raté les remises de bulletins de notes, ni les rendez-vous du mercredi après-midi (jour de visite des proches à Gorée); à part une seule fois parce qu’elle était à la Mecque et j’ai pleuré à chaudes larmes, ce jour là.

Eh oui, l’amour d’une mère est très important parce qu’il renforce l’estime de soi et redonne du courage à l’enfant. Une amie m’a dit un jour « Dome bou amoul fiit, ligueyou ndayam dou fégne » (un enfant doit être courageux pour pouvoir récolter les fruits de la dure labeur de sa mére). Vérité absolue!

Donc chers lecteurs, aimons nos enfants pour ce qu’ils SONT mais pas pour ce qu’ils ONT. Et nous enfants, faisons de notre mieux pour rendre fiers les parents. Cela ne demande pas beaucoup de moyens mais juste de l’Amour, du Courage, de l’Honnetété et de la Volonté. Longue vie à tous les parents et que Dieu accorde le paradis aux parents qui ne sont plus de ce monde. Que Dieu nous donne la chance de réaliser leurs rêves les plus chers.

Ndèye Fatou Sarr

Blogueuse, maman, passionnée par l’écriture.

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