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Cette jeunesse qu’il faut protéger à tout prix.

Dans la série Maîtresse d’un homme marié (Saison 2, épisode 24), une chose très importante a attiré mon attention et je pense que cela mérite d’être mis en exergue: l’éducation des jeunes. Un important message a été délivré via cette séquence que j’ai adoré. Dans cette épisode Mbéne, la tante des enfants de la famille Ndoye, a vu une vidéo des jumelles qui se donnaient en spectacle en live sur les réseaux sociaux et elle a décidé de les punir. De retour du travail, Dalanda (la mère des enfants) est tombée des nues en voyant ses enfants punies et elle a commencé à s’énerver. Mais Mbéne lui a expliqué dans les moindres détails le motif de son geste. Se rendant compte de la gravité des faits, elle a décidé de la laisser faire. Franchement, je félicite Dalanda pour son geste mais aussi Mbéne qui représente dignement la figure paternelle, parce qu’au Sénégal « Badiéne moy baye » (la sœur du père est comme un père), surtout en l’absence de baye (père) comme c’est le cas chez les Ndoye où les parents sont en instance de divorce.

Vous savez beaucoup de jeunes n’ont pas la chance d’être encadrés pour diverses raisons. Certains parents ont démissionné. D’autres, trop préoccupés par la dépense quotidienne, n’ont plus le temps de surveiller leurs enfants et encore moins de vérifier ce qu’ils font sur les réseaux sociaux. Par contre, il y’a de parents qui se donnent corps et âme dans l’éducation de leurs enfants; mais hélas à cause des mauvaises fréquentations tous les efforts consentis sont réduits à néant. Et comme ils manquent de repères, ils s’adonnent à certaines pratiques (alcoolisme, drogue, délinquance…).

Autrefois, notre société était tellement bien organisée de telle sorte que dans un même quartier on ne faisait aucune différence entre l’enfant de Fama ou de Diarra. A titre d’exemple, quand un enfant faisait une bêtise en dehors de la maison, soit on le corrigeait sur place soit on le traînait jusqu’à son domicile pour le dénoncer à ses parents. Hélas, de nos jours, personne (même la famille proche) n’ose remonter les bretelles ou encore moins lever la main sur l’enfant d’autrui. Kone dé dotoko défatii ! Par ailleurs, les réseaux sociaux ont pris le dessus. Donc, en tant que parents, il va falloir que nous reprenions le contrôle en étant plus vigilants. Je suis d’avis de ceux qui pensent qu’un enfant en dessous d’un certain âge ne doit pas posséder un cellulaire ni même naviguer sur le net sans surveillance.

Pour finir, en tant que sénégalaise je suis très fière du succès de nos séries à l’échelle internationale parce que cela peut booster le secteur touristique en vendant la destination Sénégal. Cependant, il est important de signaler que certaines séries ne reflètent pas du tout les vraies réalités sénégalaises. Donc, il serait bien de mettre davantage l’accent sur nos réalités et nos valeurs afin de contribuer à l’éducation de la jeunesse et à l’éveil des consciences. Ainsi donc, je recommande vivement aux producteurs et aux chaines de télévision de veiller aux contenus parce qu’il y’a des scènes de certaines séries qui ne doivent pas être visionnées par un public d’un certain âge, incapable de différencier la fiction de la réalité. Donc, pourquoi ne pas mettre pour certaines séries la mention « Interdit au moins de… »?

Par ailleurs, pour mieux encadrer ces jeunes vulnérables, il faut proposer des programmes de qualité qui leur permettront d’avoir des modèles. De plus, les castings et les entraînements de lutteurs dans les écoles sont à bannir definitivement. Il faut aussi revoir le programme scolaire et l’adapter à notre société et réintégrer les cours d’instruction religieuse (Coran et Bible) et les cours d’éducation civique.

Aux parents, de grâce, protégez vos enfants corps et âmes, ne les laissez pas participer à des séries ou concours qui ne peuvent rien leur apporter à part les exposer et le pire est qu’ils n’auront pas pour la plupart un suivi psychologique qui leur permettra de faire face à cette vie de « star » qui les attend.

Que Dieu protège les enfants parce qu’ils sont l’avenir de l’humanité.

Ndèye Fatou Sarr

Blogueuse, maman, passionnée par l’écriture.

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